La prise de sang

Non, à ce jour, il n’existe ni dans le sang ni dans les urines aucun facteur biologique, de dosage courant, permettant de faire le diagnostic d’arthrose.

La prise de sang ou l’analyse d’urines ne se justifient qu’au stade initial en cas de doute diagnostique pour éliminer une autre pathologie articulaire.

Une fois le diagnostic établi, les examens biologiques n’apportent aucun élément facilitant le suivi ou indiquant une option thérapeutique particulière.

Dans certains cas, lorsque l’arthrose est en rapport avec une chondrocalcinose, (dépôt de microcristaux de pyrophosphates de calcium dans la membrane synoviale et les cartilages que l’on peut détecter sur une radiographie standard de l’articulation, notamment du genou), il est nécessaire de rechercher une pathologie sous-jacente pouvant être responsable d’arthrose, comme une hyperparathyroidie (sécrétion anormalement élevée des glandes parathyroïdes) ou une hémochromatose (maladie du métabolisme du fer).

Toutefois, les recherches de “marqueurs biologiques” de l’arthrose, dans le sang ou dans les urines, sont très actives et peut-être disposerons-nous à l’avenir de tels marqueurs pour aider au diagnostic et au traitement de la maladie arthrosique.

Les radiographies

Les radiographies standard restent un moyen privilégié pour faire le diagnostic et suivre l’évolution d’une arthrose. Elles permettent également dans les cas difficiles, d’éliminer d’autres pathologies articulaires.

Les principaux signes visibles sont le pincement de l’interligne articulaire, la condensation de l’os sous-chondral, parfois la présence de lacunes appelées géodes et enfin le développement d’ostéophytes.

 

Toutefois, il faut savoir qu’il n’existe pas de relation directe entre l’importance des lésions vues à la radiographie et l’intensité de la douleur. Des lésions majeures peuvent n’entraîner que de rares douleurs, alors que des lésions minimes peuvent accompagner une douleur intense. Plus que la sévérité radiologique à un moment donné, c’est l’évolution de ces lésions qu’il importe de prendre en compte. Ainsi des études ont montré que pour la hanche par exemple, l’augmentation d’au moins 25% du pincement articulaire en 1an, augmente la probabilité de mise en place d’une prothèse dans les deux années à venir. Cela explique le fait qu’il est recommandé de refaire des radiographies après une période de 1 à 2 ans.

 

D’autre part en cas de survenue d’une poussée congestive d’arthrose, il est précieux de refaire une radiographie dans un temps rapproché : 1 à 6 mois. Cela permet d’apprécier l’importance des dégâts articulaires dont s’accompagnent ces poussées.

 

Le scanner ou l’IRM (imagerie par résonance magnétique) ?

 

Non, les radiographies standard suffisent pour le diagnostic et le suivi d’une arthrose. Il n’y a pas besoin d’autres exploration. Toutefois, la tomodensitométrie (ou scanner) et l’imagerie par résonance magnétique nucléaire (IRM) ont un intérêt en recherche. Ces techniques permettent en effet d’étudier très précisément le cartilage.