Un accident vasculaire cérébral communément appelé « attaque cérébrale », est une perte soudaine d’une ou plusieurs fonctions du cerveau. Il est provoqué par un arrêt brutal de la circulation sanguine dans une partie du cerveau.

Comment reconnaître rapidement un accident vasculaire cérébral ?

Une prise en charge rapide de l’AVC est indispensable. Il est donc important de connaître les signes de l’accident dès leur apparition. Leur méconnaissance peut entraîner un délai trop important avant la mise en oeuvre du traitement. Plus vous mettez de temps à réagir, plus les séquelles sont importantes et invalidantes.

Accident vasculaire cerebral

Appelez le 15 (SAMU) ou le 112 (numéro d’urgence européen) depuis un téléphone fixe ou d’un téléphone mobile (même bloqué ou sans crédit) si l’un des signes suivants survient de façon brutale :

  • une déformation de la bouche ;
  • faiblesse ou engourdissement soudain d’un seul côté du visage (impossibilité de sourire, la lèvre est tombante d’un côté…)
  • perte de force ou engourdissement du bras ou d’une jambe ;
  • difficulté d’élocution ou de compréhension.

A MEMORISER

VITE : un moyen mnémotechnique pour identifier un AVC et réagir

V comme Visage paralysé
I comme Impossible de bouger un membre
T comme Trouble de la parole
E comme Éviter le pire en composant le 15

Les chances de survie et la récupération fonctionnelle après un AVC dépendent de la rapidité d’intervention. Un AVC doit être pris en charge moins de trois heures après l’apparition des premiers symptômes. Cette prise en charge rapide permet d’espérer une récupération du fonctionnement de la zone atteinte et une réduction du handicap.

En attendant les secours ayez certains réflexes :

  • allongez-vous ou allongez la personne touchée par un AVC ;
  • notez l’heure exacte de la survenue des premiers symptômes. Ce détail est important pour les traitements à venir.

A RETENIR

Urgence : appel au SAMU !

J’appelle le 15 (service d’aide médicale urgente : SAMU) ou le 112 (service d’urgence européen) depuis un téléphone fixe ou un téléphone mobile même bloqué ou sans crédit (appel gratuit).

Lorsque je suis en communication :

  • je parle calmement et clairement
  • je donne mon numéro de téléphone, mon nom et celui de la personne concernée
  • j’indique le lieu et l’adresse exacte, ainsi que l’étage et le code d’accès éventuel
  • je décris le plus précisément possible les signes qui m’ont alerté
  • je donne l’heure exacte d’apparition des premiers symptômes
  • je ne raccroche pas avant que mon interlocuteur ne me le demande

 

Comment prévenir la survenue d’un accident vasculaire cérébral ?

Agissez sur vos habitudes alimentaires

La survenue d’un accident vasculaire cérébral ou d’une autre maladie cardiovasculaire dépend de plusieurs facteurs de risque. Plus vous cumulez de facteurs de risque, plus la probabilité de développer un jour un accident vasculaire cérébral ou une maladie cardiovasculaire augmente.

Équilibrez votre alimentation

Vous n’avez pas besoin de suivre un régime strict pour prévenir les maladies cardiovasculaires.
Il vous suffit de suivre quelques conseils diététiques de base :

  • adoptez un régime alimentaire équilibré. Mangez du poisson, des viandes blanches, des fruits, des légumes et privilégiez l’huile d’olive. Évitez la charcuterie et les viandes rouges en excès
  • méfiez-vous des plats préparés (industriels) et mijotés en sauce. Ils sont souvent riches en sucres, en graisses et en sel. Dans la mesure du possible, préparez vous-même vos plats
  • privilégiez une cuisson à la vapeur plutôt qu’au beurre ou en friture
  • attention au grignotage en dehors des repas. Veillez à manger de tout et de façon équilibrée pendant les repas pour ne pas ressentir de sensation de faim
  • modérez votre consommation d’alcool. Ne dépassez pas trois verres de boissons alcoolisées par jour si vous êtes un homme, et deux verres, si vous êtes une femme

 

Tous ces verres contiennent la même quantité d’alcool. Ils correspondent à un verre de boisson alcoolisée. (Source : Institut national de prévention et d’éducation pour la santé) ©cnamts 2010

Évitez l’excès de poids

Le surpoids aggrave le risque d’apparition des maladies cardiovasculaires. En limitant votre apport en graisses et en sucres, vous évitez l’excès de poids qui oblige votre cœur à un travail accru.
On parle de surpoids si l’indice de masse corporelle (IMC) est supérieur à 25 et d’obésité s’il est supérieur à 30.
La présence de graisse au niveau abdominal augmente le facteur de risque. On parle d’obésité abdominale lorsque le tour de taille dépasse 88 cm chez la femme et 102 cm chez l’homme.
Consulter votre médecin pour qu’il évalue votre risque cardiovasculaire global et vous conseille.

Agissez sur votre consommation de tabac

  • Pour tous : fumer diminue vos capacités respiratoires et cardiaques à l’effort. Votre corps est moins bien oxygéné et vos muscles moins performants.
  • Pour les femmes : la cigarette annule la protection naturelle contre les maladies cardiovasculaires dont bénéficient les femmes jusqu’à la ménopause, grâce à leurs hormones. L’association pilule-tabac multiplie par plus de quatre le risque de faire un accident vasculaire cérébral.

Il existe des aides efficaces pour arrêter de fumer

Vous pouvez prendre un traitement de substitution à la nicotine sous forme de timbres, de gommes à mâcher, de comprimés à faire fondre sous la langue. Si les dosages sont adaptés, ces substituts comblent le manque de nicotine : les effets désagréables liés à l’arrêt du tabac (irritabilité, difficultés de concentration, humeur dépressive, troubles du sommeil ou de l’appétit, etc.) disparaissent ou diminuent. Parlez-en avec votre médecin traitant.
Lire l’article : “les différents moyens pour arrêter de fumer”

Les effets quasi immédiats de l’arrêt du tabac

  • 20 minutes après l’arrêt du tabac, votre pression sanguine et vos pulsations cardiaques redeviennent normales.
  • 24 heures après avoir fumé votre dernière cigarette, le monoxyde de carbone est chassé de votre corps, vos poumons commencent à éliminer le mucus et les résidus de fumée.
  • Après 48 heures, le goût et l’odorat s’améliorent.
  • Après 72 heures, votre respiration est plus facile, votre énergie augmente.
  • Au bout de trois à neuf mois, la respiration et la toux s’apaisent, votre voix devient plus claire.
  • Après cinq ans sans tabac, le risque d’être victime d’un infarctus du myocarde est deux fois moins élevé que celui d’un fumeur.
  • Dix ans après l’arrêt du tabac, le risque d’avoir une crise cardiaque redevient équivalent à celui d’une personne qui n’a jamais fumé.

Agissez sur votre activité physique

Pratiquez une activité physique régulière adaptée à votre capacité physique. Grâce à elle, vous agissez sur plusieurs facteurs à la fois :

  • vous limitez votre prise de poids
  • vous diminuez le taux de graisses dans le sang
  • vous réduisez le risque de diabète et d’hypertension artérielle.

Elle vous permet de réduire votre risque cardiovasculaire global.
Votre médecin peut vous aider à choisir un programme d’activité adapté à votre aptitude physique et à votre état de santé. Chaque jour, on peut faire plus d’exercice en se déplaçant davantage à pied. Faire ses courses, se rendre au travail, accompagner les enfants à l’école, peuvent devenir autant d’occasions de marcher. Il n’y a pas d’âge pour commencer une activité physique régulière, à condition de le faire progressivement.

Dans tous les cas, avant de commencer une activité, consultez votre médecin traitant pour faire le point avec lui sur votre état de santé.

Être actif pour préserver sa santé et se sentir mieux

L’activité physique renforce le squelette, développe la musculature et la souplesse, améliore les fonctions cardiaques et aide à se relaxer. Elle contribue aussi à prévenir de nombreuses maladies comme les affections cardiovasculaires, le cancer, le diabète, l’obésité et l’ostéoporose.

Au quotidien, un atout essentiel pour le bien-être

Lorsqu’elle est associée à une alimentation équilibrée, l’activité physique contribue à une meilleure qualité de vie :

  • Elle accroît la force des muscles.
  • Elle contribue au développement du capital osseux pendant l’enfance et l’adolescence, et à sa préservation durant l’âge adulte. En effet, elle ralentit la perte de densité des os, due au vieillissement.
  • Elle renforce les capacités cardiaques et respiratoires.
  • Elle donne de la résistance face à la fatigue et permet d’avoir un sommeil plus réparateur.
  • Elle aide à être plus relaxé, ce qui réduit l’anxiété et la dépression.
  • Elle développe la souplesse, l’équilibre et la bonne coordination des mouvements. Cela diminue notamment les risques de chutes chez les séniors.
  • Elle permet de conserver une certaine autonomie physique en prenant de l’âge.

Par ailleurs, participer à une activité physique en groupe est un facteur d’intégration sociale. C’est l’occasion de se retrouver en famille ou entre amis, mais aussi de faire de nouvelles rencontres.

Un rôle important dans la prévention des maladies

La pratique régulière d’une activité physique réduit considérablement les risques d’apparition de certaines pathologies :

  • Maladies cardiovasculaires
    Les personnes physiquement actives développent environ deux fois moins d’affections cardiovasculaires (dont celles qui touchent les vaisseaux sanguins du cerveau, dites “cérébrovasculaires”)
  • Cancers
    L’activité diminue le risque de tumeur cancéreuse (cancers du côlon, du sein et de l’endomètre – muqueuse à l’intérieur de l’utérus-)
  • Diabète
    L’exercice physique et la modification des habitudes alimentaires peuvent prévenir l’apparition du diabète chez les personnes à haut risque
  • Obésité
    Être actif réduit le risque de surpoids. La sédentarité explique, en partie, l’augmentation importante des cas d’obésité dans les sociétés modernes. En effet, l’usage accru des transports motorisés et des ascenseurs, ainsi que le développement des activités sédentaires (télévision, jeux vidéo, travail sur ordinateur), diminuent les quantités d’énergie utilisées par le corps. De même, l’emploi du chauffage et de la climatisation baisse les dépenses énergétiques de l’organisme. Pour en savoir plus, consulter le dossier « Obésité de l’adulte ».
  • Ostéoporose
    L’activité physique est déterminante dans la prévention et la prise en charge de l’ostéoporose. Chez la femme, elle abaisse de moitié le risque de fracture du col du fémur lié à cette maladie, en augmentant la résistance osseuse

LE SAVIEZ VOUS ?

En pratiquant une activité modérée 3 heures par semaine, ou une activité intense 3 fois 20 minutes par semaine, on diminue de 30 % le risque de décès prématuré.

Sources
  • Haute Autorité de santé (HAS). Accident vasculaire cérébral : prise en charge précoce (alerte, phase préhospitalière, phase hospitalière initiale, indications de la thrombolyse). Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2009
[consulté le 20 août 2013]
  • Haute Autorité de santé (HAS). Ensemble, améliorons les pratiques de prise en charge de l’accident vasculaire cérébral. Site internet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2010 [consulté le 20 août 2013]
  • Institut national de la santé et de la recherche (INSERM). Accident vasculaire cérébral. Site internet : INSERM. Paris ; 2013 [consulté le 20 août 2013]
  • Premier ministre. Réagir vite face à un accident vasculaire cérébral. Site internet : Portail du gouvernement. Paris ; 2012 [consulté le 20 août 2013]
  • Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes). La santé vient en mangeant. Le guide alimentaire pour tous. Site internet : Inpes. Saint-Denis (France) ; 2011 [consulté le 20 août 2013]
  • Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes). J’arrête de fumer. Le guide pratique pour parvenir. Site internet : Inpes. Saint-Denis (France) [consulté le 20 août 2013]
  • Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes). Les risques du tabagisme et les bénéfices de l’arrêt. Site internet : Inpes. Saint-Denis (France) [consulté le 20 août 2013]
  • Fédération française de cardiologie (FFC). Après l’accident coronaire… redémarrez ! Cette brochure est accessible sur le site de Priorité santé mutualiste. 2009 [consulté le 28 janvier 2013]
  • Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes). Bouger, c’est la santé. Le guide alimentaire pour tous. Site internet : Inpes. Saint-Denis (France) ; 2011 [consulté le 20 août 2013]
  • Fédération française de cardiologie (FFC). Après l’accident coronaire… redémarrez ! Cette brochure est accessible sur le site de Priorité santé mutualiste. 2009 [consulté le 28 janvier 2013]
  • L’activité au quotidien protège votre santé, INPES
  • Activité physique : contexte et effets sur la santé, INSERM
  • Cancer et activité physique, INCA